Genève face au changement climatique

Le changement climatique n’est plus une perspective lointaine. Dans une ville dense comme Genève, ses effets se manifestent notamment par des épisodes de chaleur plus intenses, qui renforcent l’importance des arbres, des sols vivants, de l’eau et des espaces végétalisés.

Jeudi 13 août 2026, Nature Montbrillant tiendra une conférence de presse consacrée à l’adaptation climatique de Genève et aux moyens de traduire plus rapidement les ambitions existantes en réalisations concrètes.

Genève a les compétences. Comment les mettre davantage en action ?

Genève ne part pas de zéro. Le canton dispose de plans climatiques ambitieux, de compétences scientifiques et techniques reconnues et d’innovations développées localement.

HEPIA travaille notamment sur le climat urbain, l’architecture du paysage, l’arboriculture, les sols, l’eau ou encore la végétalisation des bâtiments. L’Université de Genève possède également une expertise importante dans les domaines du climat, de la biodiversité et de l’environnement.

La question n’est donc pas seulement de savoir ce qu’il faudrait faire, mais aussi comment mobiliser davantage ces compétences dans les projets urbains et comment transformer les connaissances disponibles en réalisations visibles sur le terrain.

Des résultats visibles, mesurables et régulièrement actualisés

  • Combien de surfaces ont été désimperméabilisées ?
  • Combien d’arbres ont été plantés, mais aussi abattus ou perdus ?
  • Comment évolue la canopée genevoise ?
  • Quelle quantité d’eau de pluie est récupérée et réutilisée ?
  • Combien de nouvelles surfaces ont été végétalisées ?

Ces informations permettraient aux habitantes et habitants de mieux comprendre les progrès accomplis, mais aussi les efforts qui restent à fournir.

L’objectif n’est pas de remettre en cause les actions que Genève mène déjà. Au contraire : mesurer et publier les résultats permet aussi de valoriser les actions qui fonctionnent et les personnes qui les rendent possibles.

Planter des arbres… mais surtout leur permettre de vivre

Planter de nouveaux arbres est indispensable. Mais dans un contexte de réchauffement climatique, préserver les arbres existants l’est tout autant.

Diagnostic, surveillance, amélioration des sols, arrosage adapté, paillage, taille raisonnée, protection lors des chantiers : la politique de l’arbre ne peut pas s’arrêter au nombre de plantations réalisées.

Nous souhaitons poser une question simple : quels moyens consacrons-nous à maintenir en vie et en bonne santé le patrimoine arboré existant ?

Et lorsque les services interviennent pour sauver un arbre, pourquoi ne pas également les rendre visibles ? Une information sur place permettrait d’expliquer le travail réalisé et de mieux faire connaître le rôle essentiel des arboristes et des services concernés.

L’eau et les sols au cœur de la ville de demain

L’eau de pluie doit devenir une véritable ressource pour la ville.

Récupérer et réutiliser cette eau, notamment pour arroser les arbres et les espaces verts, peut renforcer la résilience de Genève face aux périodes sèches et aux fortes chaleurs.

Dans le même temps, chaque surface rendue au sol compte.

Retirer des revêtements imperméables lorsque cela est possible, agrandir les surfaces de terre autour des arbres, améliorer les sols ou profiter des rénovations de rues et de places pour désimperméabiliser davantage doivent devenir des réflexes.

À chaque réaménagement, une question pourrait être posée : Combien de mètres carrés pouvons-nous rendre au sol et au végétal ?

Végétaliser partout où cela est possible

Dans une ville dense, les grands espaces disponibles sont rares. Mais les petites surfaces sont nombreuses.

Bandes de terre, pieds d’immeubles, cours, façades, toitures, structures en hauteur ou encore certaines infrastructures peuvent contribuer, ensemble, à rendre la ville plus végétale.

Lorsque planter un arbre est impossible, d’autres solutions peuvent être étudiées : plantes grimpantes, façades et toitures végétalisées, ombrières végétales ou végétalisation d’infrastructures.

L’enjeu est de ne pas considérer qu’une rue doit rester entièrement minérale simplement parce que la plantation traditionnelle d’arbres y est difficile.

Donner réellement aux habitantes et habitants les moyens d’agir

La Ville encourage régulièrement les citoyennes et citoyens à végétaliser leurs balcons, terrasses et espaces privés. Mais tout le monde n’en a pas nécessairement les moyens, les connaissances ou le temps.

Pourquoi certains balcons restent-ils peu végétalisés ? Le coût ? L’arrosage pendant les vacances ? Le manque de connaissances ? Les contraintes des immeubles ? La peur des insectes ou de l’entretien ?

Comprendre ces freins permettrait de développer des réponses très concrètes : ateliers, bourses aux plantes, récupération et redistribution de végétaux, prêt de matériel, conseils pratiques, aides ciblées ou réseaux locaux d’entraide.

Si chaque geste compte, encore faut-il donner à chacun les moyens de le faire.

Un « regard climat » dès le début de chaque projet

Arbres, sols, eau, ombrage, chaleur, végétalisation et biodiversité ne devraient pas être considérés séparément.

Lors des grands projets d’aménagement ou de rénovation, les responsables des projets devraient intégrer ces dimensions dès les premières étapes, lorsqu’il est encore possible d’influencer réellement les choix.

Genève dispose des compétences nécessaires. L’enjeu est de savoir quand et comment elles interviennent dans les projets.

Des plans aux résultats

Cette conférence de presse ne vise pas nécessairement à demander de nouveaux plans.

Elle souhaite poser une série de questions beaucoup plus concrètes :

  • Qu’avons-nous réalisé ?
  • Où ?
  • Dans quels délais ?
  • Avec quels résultats ?
  • Que reste-t-il à faire ?
  • Et qu’est-ce qui nous empêche aujourd’hui d’aller plus vite ?

L’objectif est de mieux comprendre les actions que Genève mène déjà, de valoriser celles qui fonctionnent et d’identifier collectivement les solutions qui aideront Genève à renforcer son adaptation au changement climatique.

Parce que face aux épisodes de chaleur qui touchent de plus en plus fortement nos villes, préserver les arbres, les sols, l’eau et les espaces végétalisés n’est plus seulement une question d’aménagement : c’est une question de qualité de vie.

Conférence de Presse

Jeudi 13 août 2026 à 10h30 – Café Grütli

Click here to display content from Google Maps.
Learn more in Google Maps’s privacy policy (opens in a new tab).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Wordpress Social Share Plugin powered by Ultimatelysocial