La protection de nos compagnons à quatre pattes est au cœur des préoccupations des Genevois. Pourtant, une enquête publiée en ce début de mois de février 2026 jette un pavé dans la mare en pointant des failles significatives dans la surveillance exercée par les services vétérinaires cantonaux. Alors que nous attendons de ces institutions une vigilance sans faille, les révélations sur certaines lacunes administratives et opérationnelles inquiètent les propriétaires de chiens et les défenseurs de la cause animale.
Des mécanismes de contrôle sous la loupe
Le rôle du Service des affaires vétérinaires est pourtant clair : veiller au respect de la Loi sur la protection des animaux (LPA). Cela inclut le contrôle des élevages, la gestion des cas de maltraitance et le suivi des chiens dits dangereux. L’enquête souligne que, malgré le dévouement de nombreux agents sur le terrain, le système souffre de lenteurs bureaucratiques et d’un manque de ressources qui empêchent parfois une intervention rapide.
Pour les propriétaires de chiens, cette situation est préoccupante. Nous savons que la cohabitation entre les chiens et la ville repose sur un équilibre fragile qui nécessite un cadre légal respecté par tous. Si les autorités ne parviennent pas à assurer un suivi rigoureux, c’est tout l’édifice de la protection animale qui se fragilise.
Maltraitance et sanctions : une application inégale ?
L’un des points les plus sensibles de l’enquête concerne la gestion des sanctions. Récemment, la presse romande rapportait des cas où des interdictions de détention d’animaux n’étaient prononcées qu’après des drames évitables. Par exemple, un propriétaire s’est vu interdire l’adoption de nouveaux félins seulement après le décès suspect de ses précédents animaux. Ce type de réaction tardive pose la question de la prévention : faut-il attendre l’irréparable pour agir ?
Dans le monde canin, les enjeux sont similaires. Entre les risques liés aux dangers environnementaux comme les épillets et les cas de négligence grave, le vétérinaire cantonal doit être le garant d’une sécurité proactive. L’enquête suggère que les échanges d’informations entre les différents services cantonaux et les communes pourraient être largement améliorés pour mieux identifier les profils à risque.
Vers une réforme nécessaire
Face à ces constats, des voix s’élèvent pour demander une réforme des procédures de contrôle. Il ne s’agit pas de blâmer les individus, mais de repenser un système qui semble parfois dépassé par l’augmentation de la population canine en zone urbaine. À Genève, où le débat sur la place des chiens est permanent, une autorité vétérinaire forte et transparente est indispensable.
La protection animale ne doit pas être le parent pauvre des politiques publiques. Que ce soit pour garantir que nos chiens ne restent pas seuls trop longtemps ou pour intervenir dans des foyers en détresse, les moyens doivent suivre les ambitions législatives. En attendant des mesures concrètes, la vigilance citoyenne reste notre meilleur outil pour signaler les abus et protéger ceux qui ne peuvent pas parler.
Sources
- Un propriétaire interdit d’adopter des chats après leur mort – Tribune de Genève — Tribune de Genève
