On dit souvent que le chien est le meilleur ami de l’homme. Mais pour certaines personnes, cette relation dépasse largement le cadre de la simple amitié ou de la promenade dominicale. Elle devient un véritable moteur de reconstruction. En ce début juillet 2026, nous nous penchons sur la zoothérapie, une pratique qui gagne en reconnaissance pour ses bienfaits thérapeutiques profonds, notamment auprès des personnes en situation de handicap.
Un lien qui répare l’âme
Le témoignage récent de Corinne Khaouchi, une Genevoise en chaise roulante, illustre parfaitement cette symbiose. Pour elle, la présence d’une « foule d’animaux » n’est pas un simple passe-temps, mais une méthode essentielle pour soigner ses plaies, qu’elles soient physiques ou morales. Dans un quotidien marqué par les défis de la mobilité, l’animal offre une présence non jugeante, une chaleur constante et une motivation à interagir avec le monde extérieur.
La zoothérapie, ou médiation animale, ne se limite pas à la présence d’un chien. Elle englobe une variété d’espèces qui, chacune à leur manière, apportent un apaisement. Le contact avec le poil, le rythme de la respiration de l’animal ou même le simple fait de devoir s’occuper d’un autre être vivant permet de sortir de l’isolement souvent induit par le handicap.
Le chien, pilier du bien-être en ville
À Genève, où nous débattons souvent de la cohabitation des chiens en ville, il est crucial de rappeler que l’animal n’est pas qu’une contrainte urbaine ou un sujet de gestion des parcs. Pour beaucoup, il est un auxiliaire de santé. Cette fonction sociale et thérapeutique renforce l’idée que le bien-être animal et le respect des espaces naturels sont indissociables de notre propre équilibre.
Contrairement à certains modèles étrangers, comme en Suède où un chien ne reste jamais seul trop longtemps, la pratique de la zoothérapie en Suisse mise sur une intégration de l’animal dans le parcours de soin. L’animal devient un médiateur qui facilite le travail des thérapeutes et redonne le sourire là où les mots ou les médicaments atteignent parfois leurs limites.
Une présence qui demande de l’attention
Si l’animal soigne, il doit aussi être protégé. En cette période estivale, la vigilance est de mise. Les propriétaires et bénéficiaires de chiens d’assistance doivent rester attentifs aux dangers des épillets ou aux risques liés à la canicule en ville. Prendre soin de celui qui nous soigne est la moindre des reconnaissances.
En conclusion, l’histoire de Corinne Khaouchi nous rappelle que la nature, sous sa forme la plus proche et la plus domestique, reste notre plus grande alliée. La zoothérapie n’est pas une mode, c’est une preuve supplémentaire de l’interdépendance vitale entre l’humain et l’animal.
Sources
- En chaise roulante, Corinne Khaouchi soigne ses plaies grâce à une foule d’animaux – tdg.ch — tdg.ch
